La Compagnie Affable

La Compagnie Affable rassemble des comédiens autour des grands textes du théâtre, de la littérature, de la poésie et du cinéma.

American Beauty – monologue de fin

Kevin Spacey American Beauty Sam Mendes

Monologue de Lester Burnham (Kevin Spacey en voix off) à la fin d’American Beauty de Sam Mendes (1999) :

I had always heard your entire life flashes in front of your eyes the second before you die. First of all, that one second isn’t a second at all, it stretches on forever, like an ocean of time… For me, it was lying on my back at Boy Scout camp, watching falling stars… And yellow leaves, from the maple trees, that lined our street… Or my grandmother’s hands, and the way her skin seemed like paper… And the first time I saw my cousin Tony’s brand new Firebird… And Janie… And Janie… And… Carolyn. I guess I could be pretty pissed off about what happened to me… but it’s hard to stay mad, when there’s so much beauty in the world. Sometimes I feel like I’m seeing it all at once, and it’s too much, my heart fills up like a balloon that’s about to burst… And then I remember to relax, and stop trying to hold on to it, and then it flows through me like rain and I can’t feel anything but gratitude for every single moment of my stupid little life… You have no idea what I’m talking about, I’m sure. But don’t worry… you will someday.

J’avais toujours entendu dire que notre vie défilait en une seconde devant nos yeux avant de mourir. Premièrement, cette seconde n’a rien d’une seconde, elle s’étend à l’infini, comme un océan de temps… Pour moi, ce fut un souvenir du camp scout, j’étais allongé sur le dos, je regardais les étoiles filantes… Et les feuilles jaunes qui tombaient des érables dans notre rue… Ou les mains de ma grand-mère, et l’aspect de cette peau qui ressemblait à du papier… Et la première fois que je vis la Firebird toute neuve de mon cousin Tony… Et Janie… Et Janie… Et Carolyn… J’imagine que je pourrais être sacrément énervé par ce qui m’est arrivé… Mais c’est difficile de rester en colère devant toute la beauté du monde. Parfois, j’ai l’impression qu’elle m’apparaît toute entière, et c’est trop, mon cœur s’emplit comme un ballon sur le point d’éclater… Je me souviens que je dois me détendre, que je dois cesser de vouloir m’y accrocher, et, là, toute cette beauté s’écoule en moi comme de la pluie et je ne ressens plus que de la gratitude pour chaque instant de ma petite vie idiote… Je suis certain que vous ne comprenez rien à ce que je vous raconte. Mais pas d’inquiétude… Un jour, vous comprendrez.

Voir notre liste complète de textes et de scènes de théâtre ou de cinéma (pour une audition, un casting ou pour l’amour du travail).

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Cette entrée a été publiée le 21 janvier 2016 par dans Audition, Cinéma, Non classé, et est taguée , , , , , , , , , .
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